Résumé du film :

Depuis plus de 35 ans, Georges Ibrahim Abdallah est enfermé en prison. Résistant communiste libanais engagé aux côté des combattant·e·s palestinien·ne·s, il est maintenu emprisonné par la justice française et les gouvernements successifs depuis 1984. Au-delà de l’acharnement judiciaire dont il est victime, ce film documentaire propose de retracer le parcours politique de Georges Abdallah et s’attache à montrer en quoi ses idées et son combat sont toujours aussi vivaces que nécessaires. Le film nous emmène au Liban, dans les camps de réfugié·e·s palestinien·ne·s aux côtés desquel·le·s il s’est forgé politiquement. Nous suivons son engagement dans la résistance palestinienne puis contre l’occupation israélienne au sein des FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises), engagement qui le conduira en France au cours des années 80 où il sera condamné pour complicité d’assassinat. A travers une série d’entretiens (en France, au Liban en Belgique et en Allemagne), nous allons à la rencontre de sa famille, son avocat, ses proches, ses soutiens, ses camarades et des personnes qui l’ont côtoyé et avec lesquelles nous retraçons une vie de résistance à l’impérialisme et à l’occupation sioniste.

Pourquoi ce film ?

Depuis plusieurs années nous militons, avec beaucoup d’autres, pour la libération de Georges  Abdallah. Certains d’entre nous lui rendent visite régulièrement et ont, au fil des années, tissé une relation politique et de confiance. Il existe une multitude de mobilisations, d’actions, de campagnes réclamant la libération de Georges Abdallah. Il existe également une multitude d’archives vidéos de ces manifestations. En revanche, mis à part un film court retraçant le parcours de Georges Abdallah, et réalisé par le Secours Rouge il y a quelques années il n’y a pas à notre connaissance de film qui se penche plus profondément sur son histoire et son engagement politique (actuellement, Pierre Carles travaille également sur un projet de film documentaire). Il nous a donc paru indispensable d’essayer d’y remédier. Il y a un an, nous nous sommes donc lancé·e·s dans ce projet de film. Sans prétention, nous souhaitons apporter une nouvelle pierre à la mobilisation pour la libération de Georges Abdallah.

Afin d’avoir une compréhension plus fine de l’environnement dans lequel est né le combat de GA, nous avons choisi de nous rendre au Liban, à Berlin, à Bruxelles et dans plusieurs villes de France à la rencontre de ses camarades de lutte, sa famille et ses soutiens.

Au Liban, nous avons passé plusieurs jours dans les camps de réfugié·e·s palestinien·e·s de Saida, Beyrouth et Tripoli. Nous avons été chaleureusement guidés sur les pas de Georges Abdallah à Kobayat, son village natal, et dans les lieux qu’il a fréquenté.